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"La science"... mot aux vastes significations et infinies applications. Alors on va pas tourner autour du pot. On vous expliquer...

 

La Science

 

Jeroen Sonke et Lars-Eric Heimbürger ont répondu à notre appel !

jeroen sonke lars eric heimburger obs mip get

Jeroen         Lars-Eric

Quel appel ? Ben celui-là :

"Bonjour. Nous sommes de futurs aventuriers du Grand Nord. On va grimper au Svalbard cet été. Nous partirons de Brest en voilier. Vous trouverez notre route en pièce jointe. Nous avons appris que vous étudiez cette région. Si ça vous intéresse on peut travailler pour vous. Nous, ça nous intéresse de profiter de l'opportunité d'aller dans ce coin reculé pour faire avancé la recherche. Signé Fab, technicien au CNRS..."

Enfin ça devait écrit probablement différemment mais en gros c'était le message. 2 chercheurs du Laboratoire GET (pour Géosciences Environnement Toulouse) ont sauté sur l'occasion pour nous faire faire des prélèvements d'eau pour leur programme de recherche sur le mercure. Ces 2 scientifiques sont les sus-nommés Jeroen Sonke et Lars-Eric Heimbürger.

 

science svalbard project mercure

Nous avons ainsi reçu 2 caisses. Voilà leur contenu :

1 - Ben c'est la caisse ça...

2 - Des fioles de 40ml. C'est pour mettre de l'eau de mer dedans.

3 - Des gants, pour garder les mains propres pendant le remplissage de la fiole.

4 - De l'acide. Une fois l'eau de mer emprisonnée, il faut la "figer", c'est à dire l'empêcher de se modifier avec le temps.

On sait tout ça parce qu'en plus de tout ça, sous le couvercle se trouvait une feuille décrivant le protocole de prélèvement, c'est à dire la manière dont il faut attraper l'eau de mer pour l'enfermer dans une fiole. Il faudra aussi noter les coordonnées géographiques du prélèvement, ainsi que l'heure, la météo etc...

Pourquoi prélever de l'eau de mer et la ramener en France ?

Quand on enverra toutes ces fioles remplies à Lars-Eric et Jeroen, ils vont mesurer le mercure présent dedans. Un polluant très toxique qui malheureusement s'accumulent dans les poissons et autres animaux marins. Ce seront les premières mesures dans les eaux arctiques, en parallèle de celles du Tara. Ces prélèvements vont aider à comprendre d’où viennent les forts taux de mercure chez les animaux arctiques (beluga, ours polaire, phoques, etc.). Petit extrait de la page web de leurs travaux :

"Nous explorons au GET depuis 2005 les variations isotopiques du mercure (Hg) en milieu naturel. Si notre principal objectif est de contribuer, à travers l'isotopie combinée à l’étude de la spéciation de cet élément dans l’environnement, à une meilleure compréhension de l'impact des pollutions, nous nous intéressons également à comprendre les mécanismes de fractionnements isotopiques de Hg et l’utilisation potentielle de cet élément comme traceur paléogéochimique"

A noter : pendant les prélèvement, et même avant pour prendre une marge, nos amis aventuriers devront se retenir de fumer. Et oui, la cigarette contient du mercure, et cela peut rendre inexploitables les prélèvements.

 

 

Ces mesures viendront compléter celles du Tara :

logo obs mip

Sur le site de l'Observatoire Midi-Pyrénées
28 mai 2013

L’Observatoire Midi-Pyrénées
participe à l’expédition
« TARA OCEANS POLAR CIRCLE »

 

Et pour les plus curieux :

 

La page web de ces travaux : La page web du projet européen de cette thématique : Le site web du Chantier Arctique Français :
 obs get cnrs  obs get cnrs  chantier arctique français
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